Drapeau-ci République de Côte d'Ivoire
Armoiries de la Côte dIvoire de 1964
image Minef sur :

Etats Généraux des Forêts de la région de la Mé du 10 au 11 février 2018

etats générauxLe Conseil Régional de la Mé à l'initiative de son président a organisé les états généraux des forêts de sa région. C'étaient les samedi 10 et dimanche 11 février dernier, à la Préfecture d'Adzopé en présence du Ministre Alain-Richard DONWAHI des Eaux et Forêts venu expliquer les mesures du gouvernement contre la déforestation.

Les participants au cours des travaux en commissions ont dressé l'état des lieux et identifié toutes les contraintes rencontrées par les populations et les acteurs dans la gestion du patrimoine forestier de la Mé. A ce propos, lors de la cérémonie officielle le Ministre des Eaux et Forêts a fait remarquer que :

alain donwahi« Si nous ne faisons rien, dans moins de dix ans, nous n'aurons plus de forêt ».

Il a ensuite énoncé une série de mesures vigoureuses en cours pour la plupart, prises par le gouvernement pour reconstituer le couvert végétal ivoirien.

L'une d'entre elles est la destruction des plantations réalisées dans les forêts classées. « La destruction des plantations doit annoncer clairement l'intention de l'Etat de préserver son bien. Parce que les forêts classées sont les propriétés de l'Etat », a expliqué le Ministre Alain-Richard Donwahi. Il a aussi promis une traque sans merci aux orpailleurs clandestins qui pullulent dans toutes les régions du pays : « on ne peut pas accepter qu'impunément des gens détruisent nos forêts, nos terres, donc nos vies ».
Se tournant vers les industriels du bois, Alain-Richard DONWAHI a souhaité qu'ils respectent le principe de reboisement compensatoire arrêté par le Gouvernement.
Il n'a pas oublié d'attirer l'attention des agents des Eaux et Forêts indélicats sur les devoirs qui sont les leurs, à savoir protéger et sauvegarder les ressources forestière, faunique et en eau. « Je ne parlerai pas de complicité de certains agents, mais je dis que vous devez redoubler de vigilance. Même si vous n'avez pas les moyens de surveiller chaque bois dans chaque forêt, vous avez au moins les moyens de surveiller les routes » a exhorté Monsieur le Ministre.

Il a toutefois promis de se pencher avec diligence sur la question du sous-effectif de ses hommes et du manque de matériels.

Patrick achiL'initiateur de ces réflexions, le Président du Conseil Régional, le Ministre Patrick ACHI, a présenté l'urgence à agir pour la sauvegarde des Forêts en ces termes : « la situation de nos forêts est comparable à quelqu'un qui souffre d'hémorragie. Il faut tout de suite prendre les dispositions pour que le sang ne coule plus. Si on veut à ce stade, réfléchir à des textes, si on veut accorder plus de temps aux discours, peut-être qu'avant même d'accorder nos violons il n'y aura plus de forêts à sauver ». Pour lui, l'heure n'est plus aux belles paroles, mais plutôt aux actions.

ouloto anneA sa suite, la Ministre Anne-Désirée OULOTO de la Salubrité, de l'Environnement et du Développement Durable est revenue sur les objectifs du mécanisme Redd+ en indiquant que « c'est pour inverser cette tendance de la déforestation, que notre pays s'est engagé dans le mécanisme international dénommé Redd+ ».

Rappelons que la Région de la Mé, dont le massif forestier était estimé à plus de 80% de sa superficie, ne représente aujourd'hui plus que 20%.