CONCESSIONS FORESTIÈRES : LES PARTIES PRENANTES VALIDENT LE MANUEL DE PROCÉDURES À YAMOUSSOUKRO
Yamoussoukro, le 17 juillet 2026 – Le Ministère des Eaux et Forêts a organisé du 15 au 17 juillet 2026, à l’Hôtel Le Palace de Yamoussoukro, un atelier de consultation des parties prenantes et de validation du Manuel de procédures des concessions forestières. Cette rencontre a réuni les représentants des administrations publiques concernées, des partenaires techniques et financiers, des concessionnaires, des organisations de la société civile ainsi que des acteurs du secteur privé autour d’un objectif commun : renforcer le cadre de gouvernance des concessions forestières en Côte d’Ivoire.
À l’ouverture des travaux, le représentant du Maire de la commune de Yamoussoukro a souhaité la bienvenue aux participants. Il a exprimé sa reconnaissance au Ministère des Eaux et Forêts pour le choix porté sur la capitale politique pour accueillir cette importante rencontre consacrée à la gestion durable des ressources forestières nationales.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre des Eaux et Forêts, M. Jacques Assahoré Konan, le Directeur de Cabinet adjoint, Dr Élisée Napari Yéo, a rappelé les défis auxquels fait face le patrimoine forestier ivoirien ainsi que la nécessité de disposer d’outils modernes et efficaces pour accompagner la politique nationale de restauration du couvert forestier.
Il a souligné que les concessions forestières constituent aujourd’hui un instrument stratégique de gestion durable des forêts du domaine forestier privé de l’État. Selon lui, le manuel de procédures soumis à validation vise à offrir aux différents acteurs un cadre de référence clair, transparent et harmonisé, capable de garantir une mise en œuvre efficace des conventions de concession forestière.
« Ensemble, faisons de ce manuel un véritable référentiel de bonne gouvernance forestière, au service du développement durable de notre pays », a-t-il déclaré, invitant les participants à mener des échanges constructifs et orientés vers des solutions concrètes.
Durant trois jours, les participants ont examiné le projet de manuel de procédures ainsi que le contrat-type de concession forestière. Les travaux ont permis de passer en revue les principales dispositions encadrant les concessions forestières, notamment les aspects institutionnels et juridiques, les principes de gouvernance, les mécanismes de suivi et de contrôle, les obligations des différentes parties prenantes ainsi que les modalités de mise en œuvre des conventions.
Les discussions ont également porté sur plusieurs questions relatives à l’amélioration du dispositif national des concessions forestières, dans le souci de garantir la sécurité juridique des investissements, la préservation des ressources forestières et une meilleure prise en compte des intérêts des communautés riveraines.
Au terme des échanges, les participants ont formulé diverses recommandations visant notamment à renforcer la sécurité juridique du manuel, à améliorer les mécanismes de suivi et d’évaluation des concessions forestières, à clarifier certaines dispositions financières et à consolider le cadre de gouvernance du dispositif.
Les travaux ont surtout abouti à la validation du Manuel de procédures des concessions forestières ainsi que du contrat-type de concession forestière, sous réserve de la prise en compte des observations retenues et des arbitrages attendus sur certains points spécifiques.
Clôturant l’atelier au nom du ministre des Eaux et Forêts, le Conseiller Technique Dadié Anoma, par ailleurs Président du fond forestier national, a salué la qualité des contributions des participants et l’esprit constructif qui a prévalu tout au long des travaux. Il a indiqué que les conclusions de l’atelier permettront d’améliorer et de consolider le document final avant son approbation.
« Ce manuel constitue une étape importante dans la modernisation de la gouvernance forestière. Il renforcera la sécurité juridique, favorisera une gestion durable des forêts, encouragera les investissements responsables et veillera à une meilleure prise en compte des intérêts des communautés locales », a-t-il affirmé.
Les prochaines étapes consisteront à finaliser le manuel et le contrat-type en intégrant les observations validées, à soumettre les points nécessitant un arbitrage à l’appréciation du ministre des Eaux et Forêts, puis à engager la procédure d’approbation officielle du document.
À travers cette initiative, le Ministère des Eaux et Forêts réaffirme son engagement à promouvoir une gestion durable, inclusive et transparente des ressources forestières, en cohérence avec les ambitions nationales de restauration du couvert forestier et de préservation de la biodiversité.












