JOURNÉE NATIONALE DE L’ÉLÉPHANT : LE MINISTRE DES EAUX ET FORETS APPELLE À UNE MOBILISATION COLLECTIVE POUR LA SAUVEGARDE DE L’ESPÈCE
La Côte d’Ivoire a célébré, le jeudi 15 octobre 2026, au Zoo national d’Abidjan, la première édition de la Journée nationale de l’Éléphant (JNE), sous la présidence du Ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Jacques Assahoré KONAN. Placée sous le thème « L’Éléphant, symbole de notre Patrie : agissons ensemble pour sa protection », cette célébration a mis en lumière l’urgence de préserver cette espèce emblématique du patrimoine naturel et de l’identité nationale.
La cérémonie a enregistré la présence de Monsieur Laurent TCHAGBA, ancien Ministre des Eaux et Forêts et Ministre conseiller du Président de la République, du Préfet d’Abidjan, ainsi que de plusieurs élus et représentants d’institutions. Des représentants d’anciens Ministres des Eaux et Forêts, notamment Monsieur Louis André DACOURY-TABLEY, le Général Issa COULIBALY et Monsieur Alain-Richard DONWAHI, ont également pris part à cette célébration, témoignant de l’importance accordée à la sauvegarde de l’éléphant en Côte d’Ivoire.
Instituée dans le cadre de la loi n° 2024-365 du 11 juin 2024 portant protection de l’éléphant en Côte d’Ivoire, cette journée vise à renforcer la sensibilisation du public et à mobiliser l’ensemble des acteurs autour de la conservation de l’espèce.
Dans son allocution, le Ministre des Eaux et Forêts a rappelé la place particulière qu’occupe l’éléphant dans l’histoire et les symboles de la nation ivoirienne. Présent sur les armoiries nationales depuis l’indépendance, cet animal incarne des valeurs de force, de sagesse et de longévité. Au-delà de sa portée symbolique, il joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes forestiers, notamment à travers la dispersion des graines et la régénération naturelle des forêts.
Cependant, cette espèce emblématique est aujourd’hui confrontée à une régression préoccupante de ses populations. Selon les estimations évoquées par le Ministre, celles-ci sont passées de plus de 3 000 individus au lendemain de l’indépendance à environ 1 100 dans les années 1990, puis à quelque 500 individus aujourd’hui. Le braconnage, la réduction et la fragmentation des habitats naturels sous l’effet de la déforestation et de l’expansion agricole, ainsi que les conflits entre l’homme et l’éléphant constituent les principales menaces pesant sur sa survie.
Face à cette situation, le Gouvernement ivoirien a engagé plusieurs actions en faveur de la conservation de l’espèce, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA. Ces initiatives portent notamment sur le renforcement de la surveillance des aires protégées, la restauration des corridors écologiques, l’amélioration de la gestion des conflits entre les populations et la faune sauvage, ainsi que la sensibilisation des communautés riveraines. Le dispositif juridique a également été renforcé par la loi du 11 juin 2024, qui prévoit des sanctions contre les atteintes à l’espèce.
Pour le Ministre Jacques Assahoré KONAN, ces efforts doivent s’inscrire dans une dynamique collective. Il a invité les communautés locales, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile et les institutions de recherche à prendre pleinement part à cette ambition nationale. Il a surtout rappelé l’importance de développer des solutions favorisant la coexistence entre les populations et les éléphants, tout en encourageant des initiatives durables au bénéfice des communautés.
La cérémonie a été marquée par une conférence inaugurale, la remise d’attestations de reconnaissance à d’anciens Ministres des Eaux et Forêts ainsi qu’à des personnalités ayant contribué à la préparation et à l’adoption de la loi portant protection de l’éléphant.
La visite à l’éléphant CAN, pensionnaire du Zoo national d’Abidjan, a constitué l’un des temps forts de cette première édition. La présence de nombreux élèves a, par ailleurs, permis de placer la jeunesse au cœur de cette mobilisation, en l’invitant à devenir une actrice de la protection de la biodiversité et de la transmission du patrimoine naturel national.












