REBOISEMENT COMPENSATOIRE : JACQUES ASSAHORÉ KONAN ENGAGE UNE NOUVELLE DYNAMIQUE POUR LA RESTAURATION DE LA FORÊT CLASSÉE DE BADÉNOU
Le Ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Jacques Assahoré KONAN, a procédé, le jeudi 29 octobre 2026, au village de Nafoun, dans le département de M’Bengué, au lancement de la phase de sensibilisation et de sécurisation du projet de reboisement compensatoire de la société des Mines de Tongon SA, dans la forêt classée de Badénou. Cette nouvelle étape vise à créer les conditions d’une restauration durable des espaces forestiers affectés par les activités minières, avec l’implication des populations riveraines et des différentes parties prenantes.
La restauration du patrimoine forestier ne saurait se limiter à la réalisation des opérations de reboisement. Elle exige également le respect des engagements environnementaux des entreprises dont les activités entraînent une dégradation des ressources naturelles. C’est le principe rappelé avec fermeté par le Ministre des Eaux et Forêts à l’occasion de cette cérémonie qui marque une étape importante dans la mise en œuvre du programme de reconstitution du couvert forestier de la forêt classée de Badénou.
Dans son intervention, le Ministre a tenu à rappeler le caractère obligatoire du reboisement compensatoire. Selon lui, cette exigence n’est ni une faveur accordée aux pouvoirs publics, ni un choix laissé à la discrétion des entreprises, encore moins une simple opération de communication. Elle constitue une obligation environnementale et forestière qui s’impose à toute entreprise dont les activités autorisées occasionnent une perte du couvert forestier.
C’est dans ce cadre qu’a été signé, le 19 décembre 2024, un protocole d’accord entre l’État de Côte d’Ivoire, à travers les Ministères en charge des Eaux et Forêts et des Mines, et la société des Mines de Tongon SA. Cet engagement prévoit la réalisation de 5 000 hectares de reboisement compensatoire dans la forêt classée de Badénou, sur la période 2025-2027. Une première tranche de 500 hectares a été réalisée en 2025.
Au-delà des superficies annoncées, le Ministre des Eaux et Forêts a insisté sur un enjeu essentiel : garantir la réussite et la pérennité des reboisements. Il a rappelé que la performance d’un programme de restauration forestière ne se limite pas au nombre d’arbres mis en terre, mais s’apprécie surtout à travers leur taux de survie, leur croissance, la qualité de leur entretien et la protection des parcelles contre les feux de brousse et les occupations irrégulières. Il a, à cet effet, invité la société minière à traduire ses engagements en réalisations concrètes, durables et mesurables.
Pour atteindre cet objectif, il a également souligné l’importance de l’encadrement technique de la SODEFOR, qui capitalise plus de 60 années d’expérience dans la gestion des forêts et les opérations de restauration. Son savoir-faire, associé à la mobilisation des autorités administratives, des responsables locaux et des communautés riveraines, devra contribuer à renforcer le suivi des travaux et à préserver les investissements réalisés.
C’est précisément pour répondre à ces enjeux que cette nouvelle phase accorde une place centrale à la sensibilisation et à la sécurisation des sites, préalablement à l’installation effective des plantations. Il s’agit d’informer les populations sur les objectifs du projet, de prévenir les occupations et les activités susceptibles de compromettre les opérations de restauration et de susciter leur participation active à la protection des espaces reboisés.
La cérémonie s’est achevée par une opération symbolique de planting d’arbres dans la Forêt classée de Badénou, marquant ainsi le lancement effectif de cette nouvelle étape du processus de restauration forestière. Un geste qui matérialise le démarrage de cette nouvelle étape.












