RESTAURATION DES SITES D'ORPAILLAGE ILLEGAL: LE MINISTRE JACQUES ASSAHORE KONAN EXHORTE A UNE ACTION NATIONALE COORDONNEE

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À l’ouverture de l’atelier national de validation du Programme national de restauration des sites d’orpaillage illégal (PNR-SOI), ce jeudi 22 octobre 2026, à l’hôtel Golden Palace de Grand-Bassam, le ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Jacques Assahoré KONAN, a appelé à une mobilisation coordonnée des institutions en vue de restaurer durablement les espaces dégradés par l’exploitation aurifère clandestine. Il a également réaffirmé la volonté de son département ministériel d’assumer un rôle de chef de file technique dans la restauration forestière, hydrique et écologique.

Organisé du 21 au 23 octobre 2026, cet atelier réunit des représentants des ministères, des institutions, des partenaires techniques et financiers ainsi que d’autres acteurs concernés. Il constitue une étape importante dans la définition d’une réponse nationale aux conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales de l’orpaillage illégal.

Pour le Ministre Jacques Assahoré KONAN, le démantèlement des installations clandestines ne saurait, à lui seul, mettre fin à cette lutte. « La lutte n'est donc pas gagnée avec le seul démantèlement des installations clandestines », a-t-il souligné. Il a insisté sur la nécessité de sécuriser les sites, de dépolluer les milieux affectés et de réhabiliter les terres afin de leur restituer durablement une fonction écologique, agricole ou économique.

S’appuyant sur les missions de protection du domaine forestier, de préservation de la faune et de gestion des ressources en eau, le Ministre a défendu la place centrale du Ministère des Eaux et Forêts dans la conduite technique des opérations de restauration. À cet égard, il a mis en avant l’expertise de la Direction Générale des Forêts et de la Faune, ainsi que celle de la Direction générale des ressources en eau. « Le leadership du MINEF permettrait d'assurer la continuité entre le diagnostic, la restauration, le suivi écologique et la protection durable des sites réhabilités », a-t-il déclaré.

Tout en saluant l’initiative du Ministère chargé de l’Environnement, le Ministre a, par ailleurs, souligné l’importance d’une harmonisation des démarches institutionnelles afin d’éviter les chevauchements de responsabilités et la dispersion des ressources. Dans cette perspective, le Programme national de restauration des sites d’orpaillage illégal (PNR-SOI), soumis à l’examen des participants, s’articule autour de cinq composantes : la caractérisation des sites, la réhabilitation physique des terres, la dépollution des sols et des cours d’eau, la reconstitution du couvert forestier et la coordination du programme.

Afin de renforcer la pertinence et l’efficacité de ce document, le Ministre a invité les experts à accorder une attention particulière à cinq priorités : l’inventaire géoréférencé des sites, la clarification des responsabilités, l’adaptation des solutions techniques, la mobilisation des financements et la mise en place d’indicateurs de suivi-évaluation.

En conclusion, il a rappelé la responsabilité collective des acteurs dans la reconquête des espaces dégradés : « Notre responsabilité n'est pas seulement de constater les dégâts causés par l'orpaillage illégal ; elle est d'organiser, ensemble, la reconquête des espaces dégradés ».

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