BASSIN DE LA VOLTA : LES SIX ÉTATS UNISSENT LEURS FORCES POUR TRANSFORMER LES DONNÉES SCIENTIFIQUES EN ACTIONS CONCRÈTES

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Les acteurs de la gouvernance environnementale et hydrique de l’Afrique de l’Ouest se sont réunis ce 22 juin 2026 à l’hôtel Les Terrasses de Bonoumin à Abidjan, à l’occasion du 5e Forum des Parties Prenantes du Bassin de la Volta (FPP5), couplé à l’atelier régional de validation politique, de vulgarisation et de capitalisation des résultats de la mission d’évaluation du capital environnemental et des services écosystémiques du bassin.

Cette rencontre d’envergure régionale a rassemblé les délégations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Togo, ainsi que des partenaires techniques et financiers engagés dans la préservation des ressources naturelles du bassin.

Représentant le Ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré KONAN, la Directrice de Cabinet, le Conservateur Général ZOUZOU épouse Mailly Elvire-Joëlle, a souligné l’importance stratégique du bassin de la Volta pour les populations et les économies de la sous-région. Elle a rappelé que l’eau, les forêts, les terres, les zones humides et la biodiversité du bassin constituent un patrimoine commun dont la préservation est devenue un impératif environnemental, économique et sécuritaire.

Face aux effets grandissants du changement climatique, à la pression démographique, à l’urbanisation et à l’exploitation croissante des ressources naturelles, les États riverains sont appelés à renforcer leur coopération. « La coopération n’est pas une option, elle est la condition même de notre réussite collective », a-t-elle déclaré au nom du Ministre.

Pour le Directeur exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta, Dr DIBI Millogo, les conclusions de l’évaluation régionale du capital environnemental constituent une avancée majeure. Selon lui, cette étude offre pour la première fois une vision intégrée de l’état des écosystèmes du bassin et de leur contribution au bien-être des populations.« La nature n’est pas un coût. La nature est un capital », a-t-il affirmé, appelant les décideurs à considérer la protection des écosystèmes comme un investissement essentiel pour la sécurité alimentaire, la résilience climatique et la stabilité sociale.

Intervenant à son tour, le Secrétaire exécutif du Partenariat mondial de l’eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO), Amadou Lamine N’DIAYE, a insisté sur l’urgence d’agir face aux défis démographiques, climatiques, migratoires et sécuritaires qui affectent la région. Il a souligné que les résultats scientifiques issus du projet REWarD doivent désormais guider les politiques publiques, les investissements et les mécanismes de coopération régionale.

Le coordonnateur de la structure focale nationale le Dr KOUASSI Auguste a pour sa part, exprimé sa reconnaissance aux parties prenantes pour leurs implications dans la mise en œuvre du projet. Au terme des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations fortes en faveur de la restauration des écosystèmes, du renforcement de la gouvernance transfrontalière, de l’implication des communautés locales et de la mobilisation de nouveaux financements pour la protection du bassin.

À travers ce forum, les six pays membres de l’Autorité du Bassin de la Volta réaffirment leur volonté commune de bâtir un bassin plus résilient, plus inclusif et plus durable au bénéfice des générations présentes et futures.

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