La Côte d’Ivoire participe à la Conférence Internationale de l’UNESCO sur l’eau à Paris, les 13 et 14 Mai 2019

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La Côte d’Ivoire est invitée à participer à la conférence internationale organisée par l’UNESCO sur l‘eau intitulée « mettre à profit l’intersectorialité pour une sécurité de l’eau et une paix durables », les 13 et 14 mai 2019 à Paris.

Le Ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Alain-Richard DONWAHI et le Ministre de l’Hydraulique, Monsieur Laurent TCHAGBA prennent part à cette conférence au cours de laquelle la Côte d’Ivoire bénéficiera du partage d’expérience et de l’expertise des autres pays en matière de Gestion Intégrée de leurs ressources en eau.

La conférence offre une plateforme pour rassembler les parties prenantes et réunir les disciplines afin de promouvoir l’adoption d’une approche intersectorielle nécessaire à la gouvernance et la gestion des ressources en eau. Cette conférence fait la promotion d’un processus coopératif pour encourager un engagement large et concerté en faveur de la mise en œuvre d’une réponse compréhensive face aux défis soulevés par l’eau et le développement durable aux niveaux local, régional et international.

 

La rédaction.

 

Message délivré par Monsieur Alain-Richard DONWAHI,

Ministre des Eaux et Forêts de la République de Côte d’Ivoire

 

Madame la Directrice Générale de l’UNESCO,

Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation,

Mesdames et Messieurs les acteurs et partenaires du secteur de l’eau,

Distingués invités,

Chers participants,

Je voudrais exprimer les sincères félicitations du Gouvernement ivoirien à l’UNESCO pour l’organisation de cette importante conférence sur l’Eau, qui permet d’échanger sur les enjeux liés à la gestion de cette ressource.

Mon collègue, Monsieur Laurent TCHAGBA, Ministre de l’Hydraulique de la République de Côte d’Ivoire, a participé activement au panel qui s’est déroulé le lundi 13 mai sur les « données pour la prise de décisions dans le domaine de l’eau ».

Je voudrais à mon tour, en ma qualité de Ministre des Eaux et Forêts, en charge de la gestion des ressources en eau, indiquer que malgré les effets néfastes du changement climatique que nous observons à travers le monde, la Côte d’Ivoire connait toujours une bonne pluviométrie qui alimente les onze (11) bassins versants nationaux et transfrontaliers ainsi que les nappes souterraines.

En matière de coopération et de gestion partagée de l’eau, la Côte d’Ivoire a ratifié de nombreuses conventions liées aux cours d’eau transfrontières et est membre d’organismes de bassins tels que l’Autorité du Bassin du NIGER (ABN), l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) et des organismes de bassin en création tels que le Bassin Comoé-Bia-Tanoé et Sassandra-Cavally-Cestos.

Concernant les usages, la pression exercée sur les ressources en eau est très marquée, dans un contexte de changement climatique caractérisé par une alternance de sécheresse et d’inondations que la Côte d’Ivoire subit durant ces dernières années. En outre, l’inégale répartition de la pluviométrie et la croissance des activités anthropiques contribuent à l’augmentation de la vulnérabilité des ressources en eau.

Plusieurs défis se présentent donc à la Côte d’Ivoire, dont entre autres :

  1. pour la mise en œuvre efficace de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), garantir l’eau pour les populations et les activités économiques (eau potable, sécurité alimentaire, sécurité énergétique, etc..) et la protection des écosystèmes vitaux ;
  2. pour l’eau potable, atteindre le plus rapidement possible «l’eau potable pour tous » c’est-à-dire assurer un accès continu à l’eau potable à 100% de la population en milieu rural et urbain ;
  3. pour l’Assainissement, rendre le cadre de vie sain afin d’assurer la protection de l’habitat, de la santé publique et de l’environnement ;
  4. pour l’Agriculture, accroître et diversifier la production agricole du pays par une irrigation rationnelle pour l’amélioration de la productivité et de la compétitivité, en vue de mieux répondre à la demande des marchés nationaux et internationaux et d’augmenter les revenus en milieu rural ;
  5. pour l’Hydroéléctricité, accroître la production de l’énergie hydroélectrique (actuellement 29.5% de la production globale d’électricité) pour satisfaire la demande énergétique de plus en plus croissante.

Face à ces défis, la Côte d’Ivoire, qui a atteint un taux de croissance moyen annuel de 8%, s’est résolument engagée dans le processus de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), qui consiste à agir, de manière participative dans un dialogue entre usagers.

Cela s’est traduit par des actions qui ont été menées aux niveaux politique, institutionnel, et à la mise en place d’outils et d’instruments de gestion qui doivent être complétés.

Les défis sont nombreux, mais le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire est déterminé à les relever, afin d’assurer à tous un accès équitable à cette importante ressource.

Je vous remercie

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